[Test] Tales of Graces F

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Note : Ceci est un test d’un exemplaire personnel de Tales of Graces F auquel j’ai eu l’occasion de jouer à mes heures perdues au début 2014.

Mon dernier JRPG remonte à un autre épisode de la série des Tales of, le fameux Vesperia sur Xbox 360. C’est dire à quel point je joue peu à ces jeux-là depuis l’arrivée de cette génération de consoles en 2006-2007. Mais j’ai eu un regain d’attention pour ce qui sort de l’industrie de l’entertainment Japonaise ces derniers mois, et quoi de mieux qu’un bon JRPG tel que Tales of Graces F pour profiter de quelques clichés somme toute sympathiques. Souvenirs, souvenirs, comme disait l’autre.

Graces, donc. Le titre, super évocateur, ne veut rien dire. Le F, est simplement là pour différencier la version PS3 à la version Wii, l’original. Le titre était donc sorti sur Wii d’abord, et même si graphiquement c’est assez joli, les limitations de la mémoire de la Wii transparaissent vite. En effet, la distance d’affichage est faible, les objets apparaissent à l’écran alors qu’ils devraient être visible depuis un certain temps (ça reste bien fait malgré tout), les animations sont compressées et assez hachées (il y a clairement 8 directions au personnage, et ça n’est pas fluide en passant de l’une à l’autre).
Le character design me semblait assez moyen au début. Ca n’a jamais été une grande force des Tales Of, mais au moins on ne tombe pas dans le ridicule absolu des personnages récents des Final Fantasy (aux fans de Nomura, désolé mais cet homme n’a pas de goût).
Côté musique, c’est pas terrible. La série m’avait habitué à mieux (je repense avec plaisir à la BO de Tales of Destiny, quelle claque), mais Sakuraba est devenu assez quelconque depuis des années (les Star Ocean ne sont pas super non plus à ce niveau-là, exception faite de quelques morceaux sur le 2).

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Parlons maintenant des voix. Je suis le premier à pester sur les doublages américains lorsqu’il s’agit de productions japonaises. D’une part les doubleurs sont forcés à faire comme dans la VO, ce qui sonne ridicule, d’autre part, ce sont systématiquement des doubleurs moins chers de la zone Los Angeles qui s’y collent, et donnent l’impression que tous les personnages sont des surfeurs !
Mais après un Vesperia déjà assez convaincant à ce niveau (Troy Baker, la voix originale de Joel dansThe last of Us, incarne le personnage principal), Graces m’a agréablement surpris. En effet, l’accent est un peu agaçant, mais le jeu est vraiment pas mal. Les scènes cinématiques s’en sortent plutôt bien de cette manière, autant que les voix dans les combats (même si c’est pas toujours gagné). Là où ça marche vraiment bien, c’est dans les skits, ces petites scènes entre certains personnages en 2D à l’écran discutant de sujets divers. Ça rajoute de la vie et de la crédibilité aux persos de manière générale, mais en plus c’est vraiment bien joué et on a l’impression que les acteurs se sont plutôt amusé, ce qui est plaisant ! La même chose est valable pour les scènes de victoire avec des situations plutôt débiles et rigolotes.

Venons-en maintenant à l’un des deux points cruciaux de tout RPG, le scénario. En tout franchise, c’est assez convenu. Sans tout raconter, un garçon doit se prouver qu’il peut être assez fort pour sauver ses amis et fini par devoir sauver le monde. Les personnages sont tous assez attachants, et bien que certains ne soient pas assez étoffés, la plupart finissent par atteindre un degré de profondeur assez intéressant, et on s’y attache, ce qui n’était pas gagné, vu le début du jeu.

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Le second point est le système de jeu. Passons dès maintenant sur le combat, qui est un point fort de la série. Comme toujours c’est du temps réel, et il faut préparer une stratégie court ou long terme pour son équipe afin de pouvoir contrôler le personnage principal tranquillement, et ne pas trop se soucier des autres. Ça marche bien, même si parfois on peut bêtement mourir, et attendre en vain que les autres personnages ressuscitent le défunt.
Le combat se joue en manuel, auto, ou semi-auto. En manuel, le personnage contrôlé dispose de deux jeux de compétences, l’une au poing, l’autre à l’arme. Les deux se combinent, et les compétences au sein d’un groupe s’enchaîne simplement. Ça fait presque penser aux récents Batman, sans boucler à l’infini évidemment.
Le combat évolue et même si la nécessitée de grinder est assez basse, il arrive de devoir affronter un boss coriace et de devoir faire vraiment attention à ce qu’on fait.
Bref, du très bon.
A côté, un système de craft permet d’upgrader l’équipement, créer de nouveaux objets, et cuisiner de nouveaux plats. Certains objets n’ont d’autre utilité que d’être revendus mais valent la peine d’être craftés à cause du prix qu’on peut en tirer.

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Pour finir, il faut tout de même dire que le jeu est très linéaire, avec un rythme assez mal fichu. En effet, le monde est très petit. La map n’est explorable librement qu’à la fin du dernier tiers, et on s’aperçoit qu’il n’y a plus grand chose à voir (il est possible de scanner la map à la main, mais on ne trouve pas beaucoup de nouveaux lieux). Le premier tiers est long et on passe son temps à faire des aller-retours entre les trois premiers endroits du premier continent. C’est agaçant et on a l’impression d’aller nulle part. Le second tiers fait visiter les deux autres continent en express, avec de nouveau une grosse lenteur sur le dernier passage du troisième continent. Tout comme le dernier tiers, d’ailleurs.
Malgré tout j’y ai passé 50 heures, et je me suis bien amusé. Ça n’est pas le meilleur de la série (je n’ai joué qu’à Destiny, Eternia et Vesperia), mais au final les personnages font beaucoup pour le jeu. A voir maintenant si Xillia et Symphonia (remake GameCube) feront mieux, surtout que ce dernier a une excellent réputation… et dire que Xillia 2 sort en août…

 

Un jeu de : Namco Tales Studio
Editeur : Namco Bandai
Walkthrough : ~40h
Date de sortie en France : 31 août 2012
Support : Playstation 3
Prix : 30/40 € (import)

Author: Monochrome

Dans la production vidéoludique le jour, et ...autre chose la nuit ! Beaucoup trop de choses à faire dans la vie, et pas assez d'heures dans une seule journée pour les faire. Je dois faire partie de ces éternels insatisfaits qui finissent par trouver le bien-être au travers d'un espresso, le matin sur son balcon. Ou en écrivant quelques lignes qui me passent par la tête.

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