[Test] ICO-nic (Classics HD)

Fin septembre, Sony a réédité le classique ICO sur PS3 en HD (et en version collector au Japon) ce qui m’a donné l’occasion de jouer pour la première fois à ce jeu d’anthologie. La plupart d’entre vous y ont probablement déjà joué sur PS2, mais comme ce n’est pas mon cas, je ne pourrai malheureusement pas faire la comparaison entre les deux versions.

On peut dire que ce jeu est un véritable ovni, mais dans le bon sens du terme. Combinant plateformes, puzzles et contemplation, on y incarne un petit garçon à cornes (oui oui il a bien deux cornes vissées sur les côtés du crâne) qui, au début du jeu, se fait emmurer par un groupe d’hommes dans une idole en pierre au cœur d’un immense château. Très vite, un tremblement de terre nous permet de sortir de la statue (forcément sinon le jeu serait extrêmement chiant  🙂 ) et le but du jeu est évidemment de s’enfuir du château – du moins c’est ce que l’on pense au début.
Ico voit Yorda pour la première fois. Yorda encagée

Mais il ne faut pas attendre très longtemps avant de tomber sur une petite demoiselle en détresse, enfermée dans une cage. Après l’avoir délivrée, on va continuer l’aventure avec elle, sa présence fournissant un prétexte à toutes sortes de puzzles puisqu’elle n’a pas les capacités physiques pour franchir la plupart des passages. La principale difficulté étant que si on la laisse toute seule trop longtemps, des sortes de chimères surgissent du sol pour s’emparer d’elle.

Ico et Yorda se font attaquer par les créatures des ténèbres.

Ce qui marque en tout premier lieu dans ce jeu, c’est l’ambiance : les deux enfants sont absolument seuls dans des pièces gigantesques ou sur des terrasses vertes et vertigineuses, on se croirait un peu dans le Château Ambulant mais sans les monstres gentils. Les paysages sont extrêmement beaux et paisibles, même si certaines textures extérieures (aïe aïe les yeux) et l’animation de la mer qui entoure le château font encore très PS2. Les animations des deux enfants sont super naturelles et vraiment très immersives : même s’ils se connaissent à peine, on sent comme un mélange de complicité et de timidité entre eux, ce qui rend les deux personnages extrêmement attachants.

Des plateformes vertigineuses

L’ambiance sonore est également très réussie bien qu’ultra minimaliste. Pas de musique, seulement le silence ou le bruit du vent, ce qui accentue le sentiment de solitude et de monumentalité du décor. Les onomatopées des enfants (le garçon peut appeler la fille pour qu’il la rejoigne) ne sont jamais lassantes et la faible musique qu’on entend lors de l’apparition des monstres fait bien son office en apportant une note de malaise dans cet univers supra zen.

Niveau gameplay, les mouvements sont plutôt fluides, même si le parti pris de la caméra qui se place automatiquement sur les angles les plus cinématographiques rend parfois les déplacements ardus. Au niveau des combats avec les goules, ils sont parfois un peu longuets, mais rien d’insurmontable ; en cours de jeu, on nous donne d’ailleurs la possibilité de récupérer une arme plus puissante (j’avoue, je suis allée voir sur internet pour pouvoir la trouver, car le chemin est un peu alambiqué), et à partir de là les combats sont tout de suite plus aisés.

En un mot, ICO est un jeu très beau (à la fois visuellement et intrinsèquement) : un univers à la fois magique et inquiétant, une narration vraiment aboutie, profonde et hautement poétique – je n’ai pas raconté grand-chose de l’histoire pour ne pas vous gâcher le plaisir mais sachez que ça vaut vraiment le coup d’aller jusqu’au bout pour connaître le fin mot, d’autant que ce n’est pas un jeu très long. Conclusion, si vous n’y avez pas joué sur PS2, procurez-vous le de toute urgence sur PS3, ça vaut vraiment le détour !

Ico face à la grande prêtresse

Author: Fuu

Après un passage éclair sur le blog des 9irl5, Fuu s’incruste sans vergogne (et heureusement) sur Plopisation pour continuer de causer BD, jeux vidéo, science-fiction et girl power.

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