[Test] Puppeteer

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Note 1: Sony m’a gracieusement fourni un exemplaire à tester.
Note 2: j’ai terminé le jeu une fois en anglais (avec quelques tests en français seulement), car je joue à tous mes jeux en anglais. Le jeu a été terminé en l’espace de 3 semaines (par manque de temps).
Note 3 : le matériel de test utilisé est composé d’une PS3 Slim Japonaise réglée en anglais, d’un ampli 7.1 avec 8 enceintes, d’une TV Samsung 40’’.

Un jeu qui réunisse poésie, aventure et réalisation à couper le souffle, il n’y en a pas beaucoup (sauf si chez vous poésie rime avec décapitation…).
Et il risque également de ne pas en avoir beaucoup à l’avenir, les ventes du jeu étant plutôt anecdotiques.
Pourtant, moi, joueur averti qui apprécie également l’art très fin de la décapitation vidéo-ludique, j’ai été subjugué par la beauté du jeu, et je ne parle pas que du graphisme.
Mais partons du début.
Puppeteer est un jeu de plateformes, un peu comme Super Mario Bros ou Rayman. Il y a des spécificités dans le gameplay, mais c’est la réalisation dans son ensemble qui fait toute la différence.
L’univers de Puppeteer est une pièce de théâtre de marionnettes dans laquelle se joue une histoire, celle du jeu. Un petit garçon nommé Kutaro se fait voler son âme par le tyran King Bear qui a détrôné la Déesse de la lune sur le satellite éponyme. Il perd par conséquent la tête (au 1er degré) et son aventure commence là. De nombreux protagonistes vont également intervenir pour l’aider dans sa quête.

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Cette quête fera traverser à Kutaro 7 actes composés chacun de 3 chapitres. Chaque acte est une partie de l’univers de la lune. Des forêts, déserts, châteaux, labyrinthes seront à conquérir pour affronter les 12 généraux de King Bear, des animaux du Zodiaque chinois.
Graphiquement, tout est fait à la manière d’une pièce de théâtre pour enfants, avec des marionnettes.
Plus précisément, on a parfaitement l’impression de jouer dans des décors en tissu et papier découpé, des personnages décomposés à la façon de marionnettes en balsa, et on y croit très fort. Tout est animé avec délicatesse, et la réalisation des cinématiques est formidable. Les décors se composent et se décomposent à chaque mouvement de plan, tout objet semble avoir un poids quand il est déplacé, et chaque créature semble vivante.

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L’ambiance sonore est elle aussi superbe. L’écriture, et la narration ont été sélectionnées pour aller de pair avec une ambiance enfantine, tout en gardant un côté adulte avec du second degré et des petites références que les plus jeunes joueurs ne comprendront pas, sans être complètement obscures pour autant. Si le joueur fait une action impressionnante, le public du théâtre va réagir devant la scène avec applaudissements et cris. Super non ?

Pour revenir à la jouabilité, le jeu comporte tous les critères des jeux de plateforme, un peu d’inertie, des sauts à hauteur variable, etc. Le premier élément particulier du jeu étant lié à la tête de Kutaro.
En effet, le jeune garçon ayant perdu sa tête, il aura à sa disposition un arsenal de têtes à collectionner qui chacune offrent la possibilité de débloquer des bonus plus ou moins importants. Certaines sont directement liées au gameplay et donneront au héros des compétences supplémentaires au fur et à mesure que l’aventure avance.
L’autre point particulier du jeu est l’arme du héros une grosse paire de ciseaux qui va servir à découper des parties du décor en papier, et certains ennemis en tissu et en fils (notamment les boss !). C’est une idée intéressante qui renforce la cohérence de l’univers.

Je conclurai par la possibilité de jouer à deux. Un joueur prendra le contrôle de Kutaro, le second joueur prendra le contrôle du second personnage (d’abord le chat Yin Yang, ensuite la princesse Pikarina). En mode solo, le second personnage est contrôlé par le joueur, à l’aide du stick droit, une feature intéressante, même si elle est plus difficile à maîtriser qu’à deux (mais rien d’impossible).

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J’ai eu beaucoup de plaisir à parcourir ces décors fantastiques, accompagné de cette narration charmante, de ces petites cinématiques enjouées. Le souci du détail est incroyable, et je n’ose pas imaginer le budget qui a été mis à disposition pour ce titre.
Il est dommage que les différentes têtes ne soient pas plus utiles dans le jeu, que dans certains cas on meurt parce qu’on n’a pas pu prévoir la suite d’une séquence d’un niveau, et que dans de très rares cas, on ne comprenne pas ce qu’il faut faire, alors que c’est très clair dans le reste du jeu (ce qui renforce encore plus la frustration ponctuelle).

Si vous aimez les jeux de plateformes, c’est un excellent titre. Si vous n’aimez pas, ou pas particulièrement, alors j’espère que comme moi, vous serez subjugués par la beauté du titre à tous les niveaux, et le désir de découverte de la suite des niveaux n’en sera que plus fort. Découvrir, un peu comme un enfant, comment les artistes ont fait pour représenter un dragon géant céleste et son niveau, tout ça avec du papier, du balsa et du tisse virtuels !

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Petite note sur la localisation française du jeu. Je joue principalement en anglais, par choix personnel. Mais j’ai testé quelques niveaux en français et la VF est très bien travaillée. Un jeu d’acteur convaincant, des dialogues qui ont autant de punch qu’en VO. Je garde une préférence pour cette dernière néanmoins, mais j’ai depuis toujours un faible pour elle !

Une réalisation AAA pour un jeu méconnu qui mérite qu’on s’y intéresse. Clairement une des meilleures surprises de cette fin d’année 2013 !


Puppeteer
:

Un jeu de : SCE Japan Studio (créateur de LocoRoco entre autre)
Editeur : Sony Computer Entertainment
Walkthrough : –
Date de sortie en France : 11 Septembre 2013
Support : PlayStation®3
Prix : 32 €

Author: Monochrome

Dans la production vidéoludique le jour, et ...autre chose la nuit ! Beaucoup trop de choses à faire dans la vie, et pas assez d'heures dans une seule journée pour les faire. Je dois faire partie de ces éternels insatisfaits qui finissent par trouver le bien-être au travers d'un espresso, le matin sur son balcon. Ou en écrivant quelques lignes qui me passent par la tête.

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