Mon téléphone, moi et la fin de l’humanité

J’ai hurlé à peu près partout que ma vie numérique allait reprendre, que maintenant que je m’étais débarrassée de mon gros caca de HTC au profit d’un VRAI téléphone intelligent qu’était mon Google Nexus tout neuf et rutilant, j’allais faire plein de truc, partager des photos, bloguer plus, Facebooker plus et Twitter encore plus (comme si c’était possible, franchement…).

Et après une semaine de vie commune, je suis bien obligée de me rendre à l’évidence, ma vie n’est pas « plus » numérique.
Alors oui, je ne connais plus l’énervement de ne pas pouvoir regarder l’horaire du prochain bus et l’énorme frustration de ne pas pouvoir chercher une confirmation d’un truc sur Wikipédia mais force est de se rendre à l’évidence : vivre deux ans avec un smartphone en mousse a profondément modifié mes habitudes de connexion.
Sauf que maintenant, je sais très exactement ce que c’est que d’être trop connecté puisque j’ai vu, tous les jours autour de moi, des gens l’être.
En fait, mes potes m’ont tous entendu leur dire au moins une fois « Oh, ça va, faut arrêter de se la péter j’ai-un-smartphone-qui-marche maintenant hein… » et autres « je te hais » très affectueux mais un peu amers, et ce à chaque fois que je me sentais frustrée lorsqu’ils jetaient négligemment un coup d’œil aux internettes via leur mobile.

Du coup, en arrivant à la fin la vidéo de Charlene deGuzman simplement nommée « I forgot my phone » (j’ai oublié mon téléphone), j’ai su exactement ce qu’elle ressentait.

OH ! LES GENS ! C’est par ici que ça se passe ! Dans la vraie vie, là !

Ben oui, honnêtement, c’est quand la dernière fois que vous vous êtes excusé avant de surfer « deux secondes » à la moindre pose dans une conversation ? On lance toujours un « excuse-moi » quand on répond à un appel mais jamais quand on surfe. Pourtant on fait l’un bien moins souvent que l’autre…
A ce train-là, on se souviendra mieux de l’avatar Facebook de nos amis que de leur vraie tête. C’est trop horrible !
Mon dieu… On va tous mourir…
Bon, p’tete pas quand même, mais ça vaut toujours le coup de remettre un peu en question nos modes de consommation, non ? Au moins, deux secondes, avant d’y replonger les deux pieds en avant…
Tiens, je me demande combien de temps ça prendra avant que je me ré-intoxique complètement et redevienne un « gens avec son smartphone » quand même…

Plop Bonux :
Et sinon, pour vos soirées entre amis, je vous propose le « jeu détox » de Praska : on met les téléphone au milieu de la table et le premier qui regarde le sien paye une tournée (prendre le coup de fil de la baby-sitter, ne compte pas !).
Puisque nos téléphones intelligent vont précipiter la fin de l’humanité, autant picoler 🙂

Author: Diraen

Pour maîtriser un peu mieux le concept de la Diraen (qui se prononce « dira haine »), il faut considérer que je suis maintenant une femme de 40 ans, qui aime tellement les jeux vidéo qu'elle travaille désormais à leur production et qui raconte sa vie ici, plus ou moins régulièrement, depuis plus de 15 ans.

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