[Critique] La Vie rêvée de Walter Mitty – Ben Stiller

Je ne suis pas une grande fan de Ben Stiller. Son humour n’est pas trop mon truc, je sais, tout le monde a adoré Mary à tout prix, moi bof. Il se trouve que j’ai vu cet été, grâce à une amie brillante et cultivée (j’ai tout mis Marie ?) la première adaptation de la nouvelle de James Thurber : La vie secrète de Walter Mitty, réalisée en 1947. Alors quand j’ai vu que Ben Stiller l’adaptait à son tour, sous le titre La Vie rêvée de Walter Mitty, j’étais très curieuse de voir ce que cela donnait. Parce que, clairement, ce n’est pas son univers habituel ! Alors peut-être qu’on allait se réconcilier ?

Walter Mitty est un rêveur maladroit qui mène une vie bien rangée, et même bien ennuyeuse. Jusqu’au jour où il lui faut retrouver le négatif d’un grand reporter. Il décide alors de plonger tout entier dans l’aventure qui se présente à lui.

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J’ai eu quelques craintes lors des premières scènes de « rêveries » qui sont tout en effets spéciaux, en explosion et en spectaculaire. En fin de compte, on se retrouve nous aussi à rêver face à ce récit sur le dépassement de soi. D’abord, le film nous fait beaucoup voyager et donne très envie de sauter dans le premier avion qui se présentera. La musique aussi m’a complètement emmenée à la suite de Walter, j’ai trouvé la bande originale particulièrement bien, elle collait parfaitement à l’ambiance du film. Et pour cause, j’ai découvert ensuite que l’on doit beaucoup des morceaux au groupe islandais Of Monsters and Men.

La photo est superbe. Certes ce qui est filmé est, en soi, magnifique (l’Islande…) mais l’image est travaillée de façon à ce que les couleurs ressortent beaucoup (je n’y connais rien, excusez ma maladresse) et participe à l’atmosphère du conte raconté par M. Stiller. Les plans du début montrent la symétrie ennuyeuse permanente et inhérente à la grosse ville et de son train-train quotidien, la case dont on ne sort pas. Quand on la quitte enfin, ce sont les paysages qui volent la vedette au protagoniste principal. Oui, Ben Stiller manie bien la caméra, je dois le reconnaître. Et il joue bien aussi ! Mais oui ! Quel est ce Ben Stiller timide, tout en réserve ?

Pour l’instant on dirait que notre réconciliation est en bonne voie.

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On y est presque ! Malheureusement, il éprouve le besoin de nous le faire à l’américaine et nous donne du culcul. Eh ben d’abord, eh ben, je vais claquer le bec du gros méchant avec ma morale sirupeuse ! C’est franchement dommage car le message est très bien passé, pas besoin de nous en remettre une tartine.

Mais peu importe, on en sort avec de belles images plein la tête et la sensation d’avoir assisté à un vrai moment de poésie. Alors, Ben, sans rancune ?

Un film de : Ben Stiller
Pays d’origine : États-Uni
Avec : Ben Stiller, Kristen Wiig, Shirley McLaine, Adam Scott, Sean Penn
Durée : 1h55
Date de sortie en France : 1er janvier 2014
Vu en : V.O.S.T.
La bande-annonce :

Author: Tatoe

Tatoe est une rousse cinéphile, collègue et consœur de Diraen et qui publiera essentiellement des critiques ciné - même si elle essaie secrètement de convaincre Diraen de la laisser faire des critiques musique sur ce blog (tout en pensant qu'en vrai elle serait infoutue de mettre des mots sur ce que la musique peut lui faire ressentir).

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1 Comment

  1. Damn, elle est super bonne cette bande annonce !
    Thx.

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