[Critique] Underworld 4 : Nouvelle Ère – Måns Mårlind et Bjorn Stein

Quand on m’a proposé de voir Underworld Nouvelle Ère, j’étais ra-vie !

J’ai adoré le premier et même si mes souvenirs du 2 sont plus diffus, je me souviens avoir passé un bon moment.
C’est quand j’ai commencé à partager mon enthousiasme à haute voix que le doute s’est installé.
A cause de la tête des gens.

Ou plus exactement de leurs regards terrifiés :
« Wooow, ils ont osé en faire un quatrième ? Alors que le 3 était une sombre bouse ?
– Ah bon ? Y a eu un 3 ? Je savais pas…
– Ben on s’en doute hein… Sinon t’aurais jamais accepté de voir le 4 ! »

Mais bon, moi j’aime bien vivre dangereusement donc j’y suis quand même allée.

Affiche "les vrais vampires sont de retour"

Alors annonçons directement la couleur, Underworld 4 n’arrive pas à la cheville de son grand frère, mais reste un bon divertissement.
Je ne vous ferais pas ma petite crise à propos de ce futur qui ne ressemble même pas au présent, mais plus aux années 90 avec leurs bons gros écrans cathodiques, sans qu’on est l’ombre d’un début d’explication à ce qui aurait pu être un choix mais s’avère n’être qu’une faute de goût et je vous parlerai plutôt de l’histoire.
Ce qui est le plus étonnant, c’est qu’il ait fallu quatre scénaristes et un seul superviseur des effets spéciaux pour arriver à un tel résultat : un scénario qui tient sur un ticket de métro mais habillé par des effets spéciaux qui claquent.
Rien de totalement surprenant ou de fabuleusement novateur mais toutes les transformations, mutations et autres fantaisies s’intègrent parfaitement à l’image. A deux trois exception cependant…
En fait, à l’exception de tout ce qui a été filmé dans l’intention d’avoir un rendu « 3D qui tabasse » (mention spéciale au fouet d’argent, juste « lolilol »).

Au final, niveau réalisation, pas de quoi se pâmer non plus.
Les plans ne sont pas follement imaginatifs ou artistiquement fouillés, le comportement de certains perso est juste complètement aberrant et les personnages secondaires sont eux aussi, assez fades.
C’est un vrai gâchis car il y avait certainement matière à broder des intrigues secondaires ou en faire des personnages impressionnants. Mais tout cela n’est même pas effleuré.
La faute à des acteurs majoritairement aussi charismatiques qu’une bourriche d’huitres…

Heureusement, tout n’est pas à jeter dans Underworld . D’abord il y a Kate Beckinsale, toujours aussi jolie, magnifiquement moulée dans sa tenue de latex noire, toujours aussi charismatique et étrangement crédible dans son rôle de vampire surpuissante mais sexy en toute circonstance.
C’est aussi un vrai plaisir de découvrir Charles Dance (alias Tyrwin Lannister dans Game of Thrones) en patriarche protecteur (mais plop à la fin, ça aurait été tellement bien de donner plus d’épaisseur au personnage que le seul charisme naturel de l’acteur).
Et puis au moins ici, les vampires ont le bon gout de ne pas briller à la lumière du jour et de se pourlécher les babines quand leurs crocs sont luisants de sang. Ce qu’on attend de vampires pour peu qu’on préfère Anne Rice à Stefanie Meyer et qu’on ait découvert cette mythologie avant 2005…
(D’ailleurs la campagne de pub française ne peut s’empêcher d’y faire allusion…)

Le rythme global du film est très intense, on ne voit pas le temps passer durant cette perpétuelle course contre la montre. Même si durant le premier quart d’heure, Måns Mårlind et Bjorn Stein, les deux réalisateurs usent et abusent des fondus au noir épileptiques, ils arrivent à insuffler à leur film du souffle, du rythme.

En résumé, on ne s’ennuie pas un instant. Dommage que ce quatrième épisode de la saga Underworld n’aille pas plus loin que le divertissement pop-corn. A peine vu et déjà oublié, il ne mérite pas vraiment le prix de la place de ciné, à moins que vous ne bénéficiez d’une carte illimitée. Dans ce cas, ne boudez pas votre plaisir!
Les vrais fans d’Underworld premier du nom, eux, devront attendre encore un peu avant de voir un nouvel épisode dans la ligné du premier film.

Un film de : Måns Mårlind et Bjorn Stein
Pays d’origine : États-Unis
Avec : Kate Beckinsale, Stephen Rea, Michael Ealy, Charles Dance
Durée :  1h30
Date de sortie France : 8 février 2012
Vu en : VOST.

Author: Diraen

Pour maîtriser un peu mieux le concept de la Diraen (qui se prononce « dira haine »), il faut considérer que je suis maintenant une femme de 40 ans, qui aime tellement les jeux vidéo qu'elle travaille désormais à leur production et qui raconte sa vie ici, plus ou moins régulièrement, depuis plus de 15 ans.

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