[Critique] Hunger Games- Gary Ross

Hunger Games s’inscrit dans la vague actuelle d’adaptations de livres de fantasy et/ou science-fiction, dont je suis plutôt friande d’ailleurs. Mais après avoir vu la bande-annonce et les diverses affiches françaises, ma curiosité s’était plutôt éteinte. Ca m’avait l’air plutôt adolescent et cliché. Eh bien détrompez-vous chers lecteurs ! Bon…pas tellement en fin de compte, l’adolescence est bien présente mais la qualité et le divertissement sont quand même au rendez-vous !

Affiche du film
On y découvre l’histoire de Katniss Everdeen, une jeune adolescente de 16 ans, qui vit dans une Amérique post-apocalyptique. Un puissant gouvernement répressif, le Capitole, contrôle les treize districts qui forment le Panem. Après la rébellion du treizième district qui a depuis été rasé, le Capitole crée un jeu télévisé appelé « Hunger Games » : deux enfants entre 12 et 18 ans dans chacun des douze districts sont tirés au sort comme « tribut » et doivent ensuite se battre à mort dans une arène façon Battle Royale (environnement hostile et tout le toutim), le gagnant étant le dernier survivant. Notre histoire commence lorsque la jeune sœur de l’héroïne est choisie pour participer aux Hunger Games. Katniss se porte alors volontaire à sa place.

Katniss, accroupie et guettant quelque chose
Quelque chose d’assez étonnant, et qui doit sûrement être plus clair dans le livre, c’est la différence d’esthétique entre les deux « mondes » : celui des districts et celui du Capitole. Les premières minutes du film se déroulent dans le District 12 et on a l’impression d’être à la fin du 19è siècle, on se croirait presque dans la Petite Maison dans la prairie…mais en moins joyeux et sautillant. Certes, la pauvreté est omniprésente mais cela n’explique pas selon moi les choix de costumes, habitations, etc.

Katniss, dans la foule, au moment du tirage au sort
En revanche, de l’autre côté du miroir, lorsque l’on se retrouve au Capitole, tout est ultra moderne, l’esthétique est clinquante, les costumes, maquillages et coiffures ultra exubérants. J’ai d’ailleurs eu beaucoup de mal à apprécier toute cette partie se déroulant au Capitole. Bien entendu, c’est fait exprès. Comment expliquer autrement qu’ils puissent apprécier un spectacle de personnes démunies qui s’entretuent pour les divertir et ce, comme punition de rébellion s’étant déroulé 75 ans auparavant ? On pense à la Rome Antique et à ses jeux d’arènes, à la décadence et l’opulence qui les caractérisaient.
Mais sincèrement, pourquoi ce parti-pris de costumes à la Burton poussés à l’extrême ? Elizabeth Banks, qui joue le rôle de Effie, une représentante du Capitole, est constamment ornée d’une magnifique choucroute frisée, de couleur toujours accordée au reste de sa tenue ainsi que tout le reste des accessoires et de son maquillage (on passe du rose fushia au vert fluo en passant par le jaune canari). Un vrai délice pour les yeux. Les miens en tout cas, entre ces couleurs criardes et les mouvements incessants de caméra (décidément, le plan fixe est vraiment passé de mode,  » je suis un réalisateur et je veux que l’on voie que je suis derrière la caméra ! »), ont eu beaucoup de mal à ne pas pleurer de douleur.

Effie, la représentate du Capitole, en costume vert flamboyant
En revanche, la deuxième partie, lorsque le jeu commence réellement, le film devient très prenant. Le divertissement est selon moi total : le spectateur est complètement pris dans l’action, et l’on a hâte de voir comment Katniss va réussir à s’en sortir, tel Bear Grylls, le fou de Man vs Wild.

Je ne vous en dirai pas plus sur cette partie car cela serait gâcher tout le plaisir du film. Mais croyez-moi, on se prend très vite au jeu !

Sans compter que l’actrice principale, Jennifer Lawrence, véritable bombe de 21 ans, a une présence incroyable. Elle incarne à la perfection cette jeune fille légèrement sauvage, et dont émane quelque chose de sombre et de mystérieux. Elle porte véritablement le film et on a hâte de voir ce que sa palette de jeu a encore à nous offrir.

Au bout du compte, j’ai vraiment hâte de voir la suite et cela m’a donné envie de lire les livres pour mieux comprendre toutes les subtilités de l’univers. Et cela prendra moins de temps que les 7 volumes de 1000 pages de Game of Thrones

Un film de : Gary Ross
Pays d’origine :
États-Unis
Avec :
Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Woody Harrelson, Elizabeth Banks, Lenny Kravitz, Stanley Tucci, Donald Sutherland
Durée :
2h22
Date de sortie en France :
21 mars 2012
Vu en :
VOST
Visionner la bande-annonce 

Author: Tatoe

Tatoe est une rousse cinéphile, collègue et consœur de Diraen et qui publiera essentiellement des critiques ciné - même si elle essaie secrètement de convaincre Diraen de la laisser faire des critiques musique sur ce blog (tout en pensant qu'en vrai elle serait infoutue de mettre des mots sur ce que la musique peut lui faire ressentir).

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2 Comments

  1. Juste pour faire celle qui parle latin couramment (et puisque tu fais allusion à la Rome antique), Panem vient de « panem et cicences » (du pain et des jeux), qui était la formule utilisée à Rome pour décrire ce dont la population avait besoin pour être heureuse.

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    • Waouh, comment t’es trop forte ma soeur ! Merci pour ces indications, effectivement, tout concorde…

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  1. [Critique] Divergente - Neil Burger - - Plopisation - […] reste regardable. Pas un chef d’œuvre — mais pas non plus une catastrophe comme le premier Hunger Games ou…

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