[Critique] Divergente – Neil Burger

Dans un futur proche, après une guerre mondiale qui a ravagé notre civilisation, la ville de Chicago s’est repliée sur elle-même, entourée par une immense clôture électrique. La société qui vit derrière ces murs a changé et les habitants sont séparés en cinq factions qui prônent chacune une valeur humaine : pacifisme, intelligence, justice, courage et don de soi. Une fois dans leur vie, les jeunes doivent choisir leur faction. Tout semble se dérouler comme il faut pour Beatrice jusqu’au jour où elle découvre qu’elle est une divergente ; capables de dépasser le système des factions, ils sont pourchassés par le gouvernement. Elle décide alors de se cacher chez les Audacieux, des têtes-brûlés qui font office de police…

Triss s'entraine sous l'oeil de Quatre

Ouf. Résumer Divergente est un poil compliqué et le film vous expliquera sans nul doute mieux que moi les tenants et les aboutissants de cet univers plutôt dépaysant, qui a pioché à droite à gauche pour paraître original. On retrouve bien évidemment un peu de Hunger Games, un peu de Harry Potter… bref, c’est du young adult, cette littérature plutôt plaisante qui fait un tabac depuis une bonne décennie. Au programme : une fille forte, un homme qu’elle homme, des sacrifices et un univers dystopique plutôt chouette.

Triss saute d'une train en marche

Transformé en film, le roman de Veronica Roth est sans doute raboté — les fans me pardonneront — mais reste regardable. Pas un chef d’œuvre — mais pas non plus une catastrophe comme le premier Hunger Games ou Twilight 3 — Divergente a le mérite d’être un bon divertissement. Les acteurs sont plus ou moins bons, la musique moyenne, la mise en scène plutôt chouette… Bref, la qualité est aléatoire mais ne sombre jamais dans la nullité la plus totale. Neil Burger, qui avait réalisé l’abominable Limitless avec Bradley Cooper, se trouve ici suffisamment canalisé pour offrir quelques belles scènes, et ses délires visuels sont franchement réussis.

Triss assise à coté de son frère lors de la cérémonie du choix de faction

Pendant deux heures, on suit le parcours de Beatrice, qui repousse gentiment les stéréotypes misogynes que l’on voit habituellement au cinéma (malgré un côté très “mormon” dans les prénoms des personnages…). Forte, courageuse, pleine de hargne, elle rend le film supportable — n’est-ce pas Bella ? L’intrigue s’emballe peut-être un peu vite sur la fin et se termine un peu n’importe comment mais semble promettre une suite pleine de rebondissements.

Personnellement, et malgré mon relatif manque d’intérêt par rapport au genre (après tout je ne suis pas exactement le public visé), j’ai passé un bon moment et j’irais même voir la suite.

Un film de : Neil Burger
Pays d’origine : États-Unis
Avec : Shailene Woodley, Theo James, Kate Winslet…
Durée : 140 minutes (2h20)
Date de sortie en France : 9 avril 2014
Vu en : V.F
La bande-annonce:

Author: Le Yeti

Le Yéti est scénariste et narrative designer, a travaillé chez Ubisoft et chez Monkey Moon. Il a aussi co-écrit un article dans Les Cahiers du Jeu Video : Girl Power #4 (disponible aux éditions Pix ‘N Love). Retrouvez-le sur Twitter ou sur SensCritique.

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3 Comments

  1. Je n’ai pas lu le livre, donc impossible de te dire si c’est bâclé… Mais ça en donne l’impression en tout cas. Ils vont très vite sur quelques séquences, je suis sûr que le côté « entraînement » chez les Audacieux est plus prenant et plein de scènes géniales dans le livre.

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  2. J’ai un peu peur d’aller le voir car ayant lu le premier roman, j’ai un peu peur que le tout soit bâclé.

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