[Critique] Detective Dee II – La Légende du Dragon des Mers – Tsui Hark

[Critique] Detective Dee II – La Légende du Dragon des Mers – Tsui Hark

Note : j’ai payé ma place plein pot, et je suis allé voir le film en 2D au MK2 Bibliothèque François Mitterrand dans le 13eme à Paris !

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Note 2 : j’ai mis l’affiche Chinoise, qui a tellement plus de classe que la française.

Tsui Hark. Un nom équivoque dans le monde du cinéma. Loin d’avoir vu tous ses films, ni de les apprécier tous, je suis tout de même content lorsqu’un de ses films se pointe au box-office en France ; ça n’arrive plus trop souvent. Ni même un film chinois tout court.

Contrairement au précédent opus, Detective Dee II – La Légende du Dragon des Mers, relate les aventure d’un jeune Detective Dee. Faute donc à la « localisation française » pour lui avoir collé un numéro 2 en faisant croire à tout le monde que c’était la suite. Déjà le personnage principal n’est pas incarné par Andy Lau mais par Mark Chao, plus jeune. En plus il lui manque son arme fétiche, et sa relation avec l’impératrice Wu Zetian (toujours incarné par Carina Lau) est plutôt tendue. Et vu le titre chinois (ou même juste anglais : Young Detective Dee : Rise of Sea Dragon), le ton était donné.

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D’emblée je préviens nos amis lecteurs : Si vous n’aimez pas les effets spéciaux dans tous les sens, les câbles et autres fifrelins typiques du cinéma chinois « historique » d’action, passez votre chemin. Contrairement au « Mystère de la Flamme Fantôme », le nouvel épisode des aventures de notre détective abonde de combats tous plus délirants les uns que les autres. Et là je ne dis pas que c’est nul. Non, au contraire, c’est plutôt extraverti. En somme on est plus près d’un Legend of Zu que d’un Seven Swords à ce niveau, du même réalisateur.

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Est-ce que l’intrigue passe au second plan pour autant ? Non. Au début je me suis posé la question si le scénario allait être cohérent vu que je ne voyais pas le rapport entre les différents éléments de l’enquête, mais très vite, on voit que les différentes pistes amènent sur plusieurs problèmes différents qui sont liés, mais à un niveau plus élevé. Et plutôt que d’être difficile à suivre, ça demande juste de l’attention. J’ajoute aussi que le film dans l’ensemble, est plus léger que le premier. Plus d’humour, de délire, etc. Tout pour souligner le fait que le personnage principal est bien plus jeune.

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Ayant revu le premier film quelques jours avant en Bluray, j’ai eu l’impression que la photographie du nouveau film avait quelque chose d’un peu froid. Un peu comme certaines scènes des Once upon a time in China des années 90. La Flamme Fantôme était plus chaude, autant le dire. Ok, je sors.

J’ai parlé d’effets spéciaux, je vais revenir un peu là-dessus, parce que c’est un peu curieux ce qui a été fait.
Dans le premier film, il y en avait pas mal, mais tout ce qui n’était pas du green screen de décorum (comme les grands panoramiques de villes avec bateaux), était assez discret je trouve. Même la scène avec les cerfs psychopathes passait plutôt bien. Mais dans la Légende du Dragon des Mers, ils ont décidé de faire un peu n’importe quoi. Allez, on y va.
Déjà y a des armes en images de synthèse, c’est super bizarre, mais bon. Ensuite y a toutes les scènes de bataille navale qui en sont bourrées. A tel point que parfois dans la moindre séquence avec un peu d’eau, l’eau est en images de synthèse ! En parlant de bataille navale, le pire reste tout de même le Dragon des Mers justement.

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Mais sinon, le film est bien chouette !

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Bon, j’ai passé un peu trop de temps sur les SFX. Le film n’est pas mauvais du tout, soyons d’accord. C’est très plaisant, il y a des répliques fantastiques, et on ne s’ennuie pas du tout. Oui c’est un peu too much par endroit, mais ça ne fait rien. C’est de l’entertainment pur, yes, allez le voir !

[Critique] Café de Flore – Jean Marc Vallée

[Critique] Café de Flore – Jean Marc Vallée

Cette semaine ce n’est pas Tatoe qui se colle la critique ciné mais votre humble servant bis et je vais vous parler du Café de Flore, film de Jean-Marc Vallée, qui devrait sortir en salles le 25 janvier 2012.

Si comme moi vous croyiez aller voir un film d’époque sur une histoire romanesque se déroulant dans le célèbre café parisien qui s’est vu squatté par bon nombre de nos écrivains nationaux, détrompez-vous, détrompez-vous grandement. Vous passerez certainement comme moi la première bonne demi-heure du film à vous demander pourquoi diable ce film est intitulé pareillement. Seuls les afficionados de musique pourront se douter dès les premières minutes de la réponse à cette intrigante question puisque le héros n’est autre qu’un DJ… et Café de Flore le titre d’un morceau de Doctor Rockit que les amateurs connaîtront peut-être sous le nom de Matthew Herbert (son vrai nom), Herbert, Radio Boy, Mr. Vertigo, Transformer, ou Wishmountain. Le film fait d’ailleurs la part belle à la musique avec une bande son hors pair où certaines tounes font presque office de personnages.

C’est donc l’histoire d’un mec de Montréal qui a une vie parfaite, deux jolies petites filles et une bombe en lieu et place de femme. Il a une super maison, une super famille, va mixer à Londres ou à Paris, la belle vie quoi. Sauf que dès le début, on nous laisse entendre que tout n’est pas si rose pour ce beau gosse (il faut avouer que Kevin Parent n’est pas mal en quadra sexyboy) de la Belle Province. On apprend très vite qu’en fait il s’est séparé de la mère de ses enfants, qui est aussi son amour d’enfance, il y a à peine deux ans et qu’il pourrait bien retomber dans ses bras au premier tournant de script.

Pis là bim, on passe à Paris, 1969, dans un décor plutôt sordide, qui tranche pas mal avec l’ambiance branchée de cette famille modèle et moderne, pour s’embarquer avec Vanessa Paradis qui accouche d’un petit garçon trisomique, se fait larguer par le père du gosse et décide d’engager un combat héroïque, mais néanmoins attachant, contre l’opinion publique et l’exclusion sociale à laquelle son fils semble voué.

Les séquences s’enchaînent entre Paris et Montréal avec des flash backs un peu anarchiques et une photo très arty côté Montréal tandis que Paris garde son côté très rétro-poussiéreux. D’une part on nous retrace l’histoire de la rencontre entre le héros et sa nouvelle femme, tandis que de l’autre on assiste à la rencontre du petit garçon avec une autre petite fille trisomique qui arrive à l’école. Et là on commence à faire le lien mais le doute est encore là… On « découvre » alors le vrai sujet du film : l’amour, avec un grand A, ou est-ce que les flammes jumelles ça existe-tu donc ?

Bon d’accord je me moque un peu parce que c’est quand même marrant comment ils parlent là-bas même si dans le film ça n’a rien de risible, ça apporte même plutôt une vraie fraîcheur aux personnages que les acteurs interprètent avec un réel brio. On ressent des choses que quiconque a déjà été fou amoureux et/ou fou de chagrin de se faire plaquer retrouvera forcément et j’ai trouvé que c’était vraiment la plus grande force du film (avec la bande-son, mais ça va de pair je dirais).

Alors après ça le film est loin d’être parfait pour autant. Passe encore le détail de la voix off ambiance Amélie Poulain censée poser un pitch angoissant dès le départ – ce qui aurait pu très bien être fait avec les images seulement – la montée en tension clairement recherchée est transcrite de façon maladroite, déstructurée (pas dans le bon sens du terme) : quand on me sert des flashs sur les persos qui pètent les plombs accompagnés de sons stridents, je trouve que ça colle pas vraiment avec l’ambiance de départ.

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Pour résumer, il s’agit là d’un film plein de belles images et reposant sur une chouette idée originale mais truffé de grosses longueurs et dont la fin aurait pu être mieux gérée selon moi. A voir, mais avec une carte de cinéma illimitée de préférence.

Un film de : Jean-Marc Vallée
Pays d’origine: France, Canada
Avec : Vanessa Paradis, Kevin Parent, Hélène Florent, Evelyne Brochu
Durée : 111 minutes (exactement comme le premier)
Date de sortie France : 25 janvier 2012
Vu en :VF (VO)