Avez-vous peur des fantômes ?

5 Sep 2016 by AdA

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On en était resté à des souvenirs ou à des projets, d’un Ghostbusters 2 brodant autour du « slime » et surclassé en son temps par Batman puis Indiana Jones, à un Ghostbusters 3 annoncé autour d’un New York infernal et d’une équipe de jeunes chapeautés par les vieux. Mais Bill Murray tergiversait, Dan Aykroyd avait pris sa retraite, et Harold Ramis était malade…

Mais la licence paraissait vivace, le reboot était un truc évitant le remake, et Melissa McCarthy commençait à avoir une vraie carrière… Bref, on a fini par croiser les effluves, et même Playmobil s’est laissé engluer, en annonçant se lancer dans des jouets Ghostbusters alors que sa politique de jouets originaux était quarantenaire. Et aujourd’hui, la question rituelle se repose, mais de manière plus ironique qu’avant : « who you gonna recall? »

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Entre apparitions sympas et réapparitions sympas, respectivement des fantômes à l’ancienne et des acteurs d’origine, la réflexion sur l’oubli dans le bureau du Maire et la finesse des clins d’œil, malgré un toilettage excessif du thème musical, créent presque une situation à la Star Trek 2009. Mais il y a deux grands changements par rapport aux années 1980, car la féminisation de l’équipe ne touche pas l’essentiel : les fantômes apparaissent à cause des machines d’un être qui n’est pas surnaturel, et les « casseurs de fantômes » les cassent plus souvent qu’ils ne les capturent.
Si Slimer revient sans être ni convaincant ni inutile, c’est pour accompagner la nouveauté du mannequin possédé. Si Jillian invente les équipements plus vite que les missions ne s’enchaînent, c’est parce qu’on n’en reste pas au « P.K.E. Meter » ou au « Proton Pack ». Et si le film est poussif au début, quand tout le monde cherche un peu ses marques, c’est pour vraiment démarrer avec l’arrivée de Kevin. Le cocktail comico-fantastique évolue alors vers un meilleur dosage, au point de faire oublier les quelques blagues de mauvais goût, mais voir l’acteur incarnant Thor se transformer en jouet comico-sexuel ne plaira pas à tous.
Il ne s’agit pas de féminisme et encore moins de misandrie, mais tout de même d’un renversement dans le contexte hollywoodien, et les manières de Jillian avec Abby risquent d’en mener certains à la conclusion homosexuelle. Et pourtant, on est seulement face à un blockbuster B, un peu le Pixels de 2016, en tout cas un film qui ne pourra pas l’emporter sur les super-héros, mais qui donnera du plaisir sans faire oublier le premier. Et finalement, on pourrait se contenter de répondre à la question rituelle : « I ain’t afraid of no ghost. »

AdA
"Et d’aujourd’hui à la fin des siècles, ce jour solennel ne passera jamais, qu’il n’y soit fait mention de nous ; de nous, petit nombre d’heureux, troupe de frères : car celui qui verse aujourd’hui son sang avec moi sera mon frère."
— Chroniques de la guerre contre les frites servies sans mayonnaise

1 Comment

  1. Moi ça me rappelle des bons souvenirs, même s’il ne peut pas rivaliser avec les énormes productions Marvel par exemple

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