Du cinéma à Disneyland

10 Août 2016 by AdA

discoveryland_theatre

Le cinéma en 4D de Disneyland Paris avait vécu, dépassé techniquement par les salles du complexe à pop-corn dirigé par Gaumont à côté, et dépassé thématiquement pour avoir accueilli la programmation américaine en différé.
Après le retour de « Captain EO » afin de rendre hommage à Michael Jackson, sinon de capitaliser sur sa mort, son seul atout était les petits effets physiques ou lumineux qu’il permettait d’ajouter aux films, et c’était bien mince, comme l’a montré le moment transitoire de l’exploitation opportuniste, avec la projection d’une bande-annonce allongée d’Ant-Man. Il avait vécu, du moins croyait-on jusqu’à l’apparition du « Disney & Pixar Short Film Festival », qui n’est pourtant que la transplantation de ce qui se fait à Epcot. Le mot festival est un peu fort pour une sélection de trois courts métrages, mais l’orientation est claire : ni cinéma pur ni attraction véritable, le Discoveryland Theatre trouve un nouveau souffle dans un format négligé, qui n’en est pas moins celui de nombreux dessins animés. Et la sélection elle-même, qui aurait peut-être gagné à être organisée en ordre croissant donc inverse, a l’avantage de réunir des petits films efficaces, qui rappellent la fertilité de la collaboration Disney-Pixar, voire le temps des premières parties de séance.

Le court d’ouverture, qui crée d’abord une déception pour avoir l’allure d’un dessin animé à l’ancienne, crée en réalité une mise en abyme avec légèreté, tout en utilisant au mieux les moyens techniques de la salle. Le suivant est le plus poétique, ou le pendant contemplatif du précédent, et joue avec finesse de la filiation autour d’allumeurs de réverbères lunaires. L’épilogue est fourni par le troisième, comme une petite douceur sans conséquence à la fin d’un bon repas. La 3D ou les effets menant à la 4D ne sont pas nécessaires, mais la 3D est rarement nécessaire.
Cela dit, on peut y emmener le petit pour y aller soi-même, comme à tous les Pixar ou presque, et quand on cherche à s’occuper pendant l’été, ça reste toujours une surprise de tomber sur quelque chose d’un peu consistant, du moins une fois payé son droit d’entrée au royaume de la magie.

AdA
"Et d’aujourd’hui à la fin des siècles, ce jour solennel ne passera jamais, qu’il n’y soit fait mention de nous ; de nous, petit nombre d’heureux, troupe de frères : car celui qui verse aujourd’hui son sang avec moi sera mon frère."
— Chroniques de la guerre contre les frites servies sans mayonnaise

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