[Critique] Captain America – Civil War

[Critique] Captain America – Civil War

Note: Disney m’a convié à une avant-première de Captain America – Civil War, à l’UGC Normandie, dont voici la critique.

Depuis le temps qu’on en parle de celui-là, j’ai essayé d’ignorer le maximum d’infos pour me garder tout le suspense du film. Les « nouveaux » héros révélés, ceux qui allaient juste être à l’affiche, et au final, le grand méchant.

J’ai effectivement réussi à ne pas me spoiler ce dernier élément. Le reste c’était grillé.

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Côté scénario, on est dans la remise en question complète et totale d’une équipe qui est la force de frappe la plus puissante sur terre. Certains des héros qui composent à ce stade les Avengers (Captain America, Vision, Black Widow, Scarlett Witch et Falcon), ainsi que ceux qui n’ont font pas officiellement partie ont des acquis de conscience. Lors des précédents films, ils ont beau sauver le monde, tout est complètement pété, et les gens ne sont pas hyper contents (ils sont un peu cons quand même et manquent de perspective, mais bon, c’est la vie du péon). Là en début de film, pareil, encore des immeubles cassés et des civils morts, merci les dommages collatéraux. Certains en ont gros (les nouveaux, évidemment), d’autres pensent qu’on fait pas d’omelette sans casser des oeufs. Tout ça pour dire que les hautes instances ne sont pas d’accord pour laisser l’équivalent d’un arsenal nucléaire s’auto-gérer. Et c’est là que commence le dilemme du film, et la raison de cette « Guerre Civile ».

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Côté action, ça patate grave. Mais contrairement aux précédents Captain America, et à la plupart des autres Marvel du MCU (Marvel Cinematic Universe), Civil War c’est de la vraie pure baston. Les deux factions qui se mettent en place s’affronte longuement en milieu de film, ça reste sérieux, mais sans explosions (enfin presque) et ça fait du bien, parce qu’on est juste content de voir se taper dessus les persos les plus balèze de cet univers sur cette terre.

L’autre élément intéressant est qu’au bout du compte, il n’y a pas de méchant comme d’habitude.

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Et c’est à ce niveau que la formule est fraîche. C’est tout de même le treizième film dans le MCU depuis Iron Man, et à chaque fois on avait quand même un « MWHAHAHA JE VAIS CONQUERIR LE MONDE ». Là non. Mais alors pas du tout.

Captain America – Civil War tient debout sur ses propres pattes par les deux éléments ci-dessus, mais aussi par un certain nombre de twists qui sont bien que non surprenants en soi, viennent à un point du film où le spectateur est susceptible de s’être fait une opinion de la suite. Et c’est là que ça surprend, agréablement.

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En terme de sauce globale, ça prend comme tous les Marvel, ça rentre dans le moule. Mais quelques jours après le film, je me dis qu’il m’a fait le même effet que le premier Avengers, ou le premier Iron Man. Une bonne scéance de film popcorn avec une méga-tripotée d’acteurs/super héros (la plus grosse de tous les films, sans problème), sans jamais être en showcase de tel ou tel héros. Mais le film reste construit autour de Captain America, du début jusqu’à la fin, tout en donnant du temps aux autres personnages de vivre sans avoir l’air de devoir en faire des patates pour 5 secondes.

Allez voir Captain America – Civil War si vous aimez le genre, si vous aimez les Marvels, mais n’allez pas le voir si vous n’avez pas vu les autres films avant (tous au final, sauf les Thor et les Gardiens de la Galaxie), parce que les anciens persos n’ont droit à aucune introduction particulière, les réals partent du principe que le public sait de quoi il s’agit (normal, après tout c’est quand même le 13è film d’un personnage spécifique dans un univers étendu). Perso, j’irai sûrement le revoir avec Madame quand il sera sorti (une fois qu’elle aura vu Ant-Man, oui c’est utile).

[Critique] Le Pont des Espions de Steven Spielberg

[Critique] Le Pont des Espions de Steven Spielberg

Note: J’ai été invité à une projection du Pont des Espions en avant-première.

affiche - Le Pont des Espions

Contrairement à d’habitude, la projection du dernier Spielberg était notée dans mon calendrier depuis deux mois. J’ai presque oublié la séance, mais j’ai surtout complètement zappé qu’il s’agissait d’un Spielberg. En effet, bien que je n’ai pas vu tous ses films (non, je n’ai pas vu La Liste de Schindler, oui je sais, c’est un scandale), je me suis quand même dit que ça pourrait être bien… et je me suis souvenu de A.I. … Bref, ça aurai aussi pu être nul.

Le Pont des Espions - Image du film

Mais non, en fait c’est très bien. On se rapproche un peu d’un Attrape-moi si tu peux en terme de réalisation. Un thème sérieux (guerre froide, on va s’échanger des espions qui risquent la peine de mort dans le camps opposé, youhou !), abordé avec humour, pour faire du Pont des Espions un bon film d’espionnage, justement. Mais sans explosions, gadgets, 007, etc.
Un avocat américain est désigné volontaire pour défendre un homme accusé d’espionnage pour le compte des Russes dans un procès fantoche à la belle époque des chasses aux sorcières communistes. Les conséquences pour son image publique sont évidemment catastrophiques, mais une idée toute simple (transformer la condamnation à mort en 30 ans de réclusion) va mettre en place un système d’échange de prisonniers entre les USA et l’Union Soviétique.

Brooklyn lawyer James Donovan (Tom Hanks) est une homme ordianire placé dans des circonstances extraordianires dans Le Pont des Espions, réalisé par Steven Spielberg.

Comme on est à Hollywood, c’est romancé, et c’est normal, c’est un divertissement. Mais le film tient le spectateur bien en halène. Les dialogues sont formidables (les frères Cohen étaient dans le coin !), et on passe vraiment un très bon moment.

Pour la petite histoire, j’ai lu un article l’autre jour parlant de l’unique avion espion américain s’étant écrasé en URSS (un dénommé U2). Cet avion qui était top secret aurait dû rester indétectable à 70.000 pieds d’altitude. Mais il a été découvert lors du premier vol de son pilote, qui a été abattu, et s’est retrouvé entre les mains des Russes. Et c’est là qu’on a une autre partie de l’histoire, puisque c’est ce pilote qui sera échangé côté soviétique.

Le Pont des Espions - Image du film

En somme, le Pont des Espions, c’est un bon Spielberg, un bon divertissement, et un autre type de film d’espionnage !

Un film de : Steven Spielberg
Pays d’origine : États-Unis
Avec : Tom Hanks, Mark Rylance, Scott Shepherd (II)
Durée : 132 minutes (2h12)
Date de sortie en France :
Vu en : VOST
Voir la bande-annonce:

[Critique] Diversion – Glenn Ficarra & John Requa

[Critique] Diversion – Glenn Ficarra & John Requa

Diversion

Note: Warner m’a convié à la projection de Diversion (titre original : Focus) au sein de leurs locaux.

Will Smith, on aime ou on aime pas. J’adhère pas toujours, mais en général je m’amuse bien avec ses films. Le thème de l’arnaque et du braquage, pareil, ça peut marcher (Ocean’s 13) et des fois ça peut être complètement naze (Ocean’s 12).

Le film pose les deux personnages principaux, fait une esquisse rapide sur le reste du casting en début de film (qui est largement ignoré par la suite), et on passe à l’explication par la démonstration. En somme, quelle est la motivation des personnages principaux: Nicky (Will Smith) est un arnaqueur accompli. Il connaît toutes les combines pour le vol à la tire, mais aussi pour la tromperie et la persuasion. Que recherche-t-il ? La richesse par des moyens détournés. Jess (Margot Robbie) est une fille qui veut être tireuse et là est tout ce qui fait le personnage. Elle n’est rien en dehors de ça, et je vais y revenir.

 

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Le déroulement du film est d’abord assez classique. On initie Jess dans la grosse combine, celle-ci se déroule et tout se termine bien. On s’attend à un twist, et il fini par arriver. Mais pas du tout de la manière dont on s’y attend. Le film étant divisé en deux parties distinctes, la structure narrative aurait pu être en crescendo complet jusqu’au final. Mais les réalisateurs ont décidé de répliquer le même schéma sur les deux parties, à quelques détails près. Ca ne se voit pas en cours de route, mais lorsqu’on s’en rend compte c’est un peu dommage. De plus seul un personnage secondaire, certes attachant malgré son humour à base de cul, est mis en avant. Plus j’y pense et plus j’ai du mal à me faire un avis définitif sur ce film.

Will Smith (Nicky) au volant d'une voiture

ça se voit pas trop, mais Nicky est au volant d’une… Peugeot ! Si, une RCZ, mais quand même, ça aurait pu être un peu plus glamour : /

Attention, du coup je vais raconter pas mal de choses sur le scénario !

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Donc, sympathique, avec des éléments individuels très forts, mais la mise en place de ces moments forts dure tellement longtemps que passé la première partie, ça devient un peu long. Et c’est vraiment ce que je trouve dommage. Surprendre le spectateur est toujours chouette, et souvent une opération risquée. La première fois ça marche bien, et la seconde fois la surprise est aussi présente, mais pourquoi donner cette impression de mise en place lourde et lente ? On se demande où le film veut en venir, on attend un résultat moyen et le ressenti n’est pas hyper bon. La surprise retourne cette sensation, mais on reste avec ce goût amer dans la bouche de préparation lente et prise de tête. Bref, c’est pas mauvais du tout, au contraire, mais la structure est assez chelou. Et je ne suis pas sûr que le film fonctionne lors d’une deuxième session, contrairement à Ocean’s 13 qui marche même après plusieurs fois.

Un film de : Glenn Ficarra & John Requa
Pays d’origine : États-Unis
Avec : Will Smith, Margot Robbie, Rodrigo Santoro
Durée : 105 min (1h45)
Date de sortie en France : 25 mars 2015
Vu en : VOST
Voir la bande-annonce:


[Preview] Borderlands the Handsome Collection

[Preview] Borderlands the Handsome Collection

2K - Plaque d'accueil

Note: 2K France a eu l’amabilité de nous inviter dans leurs chouettes locaux à Paris afin de sampler la réédition de Borderlands 2 & Borderlands The Pre-Sequel sur PS4 (Borderlands The Handsome Collection). Petit up sur la qualité de l’accueil, très chouette, les pizzas et la bière 😀

Alors, Diraen et moi nous sommes pointés sur place afin de pouvoir juger d’un oeil avisé de quoi il retourne avec cette version « up » de Borderlands 2 & Borderlands The Pre-Sequel. Une des salles était donc équipée avec un très grand écran, puis une poignées d’écrans un peu plus mesurés afin de pouvoir jouer jusqu’à 4 en simultané sur la même PS4.

Borderlands The Handsome Collection - Split screen a 2 joueurs

Il y avait assez de monde pour le faire, mais en dehors d’un groupe qui a squatté la grosse TV, tout le monde a préféré se contenter d’une partie à deux. De ce que j’ai pu voir de la partie à 4, ça restait assez lisible, mais je n’ai pas testé personnellement et dois donc (et vous aussi) faire confiance à mes yeux uniquement !

A deux joueur sur une TV d’environ 40″, ça restait lisible (ok, on était à moins d’un mètre de la TV…). Une fois l’habitude prise de regarder la bonne tranche, pas de souci. Et je tiens à souligner que je joue à Borderlands sur PC, au clavier et à la souris, et c’était vraiment pas un problème au pad (pour moi, je parle pas de madame D. 😛 ).

Borderlands The Handsome Collection - Postes de test

On a donc passé une petite heure à jouer et c’est franchement plaisant. C’est joli, et en split-screen c’est vraiment cool, ça rappelle une époque révolue depuis 2 générations de consoles et ça fait plaisir de voir un éditeur se relancer là-dedans, surtout avec une licence qui s’adresse aux joueurs sociaux. L’intérêt est moindre pour ceux qui y aurait déjà joué, en dehors du splitscreen qui permet des parties en mode Pizza & Bière, et où on peut surtout se passer d’un +#%$& de casque avec micro (que je déteste).

Borderlands The Handsome Collection - Let's play !

Droit de réponse de Diraen

Oui j’ai du mal avec la manette et alors ? Un FPS c’est à la souris et pis c’est tout !

Bref, ce Borderlands The Handsome Collection est fort sympathique même si , n’y ayant joué au que que sur PC, je suis bien incapable de dire si le passage à la HD est flagrant ou non.
A noter que cette réédition intègre tous les DLC de  Borderlands 2 & Borderlands The Pre-Sequel permettant donc de faire de substantielles économies et que les heureux possesseurs de consoles nouvelle génération seront ravis de savoir que leurs anciennes sauvegardes sont transférables vers PS4 et Xbox One.

Pour ma part, je me suis bien marrée avec l’écran de sélection du ClapTrap qui vous demande plusieurs fois si vous êtes bien certain de vouloir choisir ce perso :$ , et j’étais ravie de découvrir que le split screen à 4 est tout à fait jouissif du moment que votre écran est suffisamment grand pour que tout le monde s’y retrouve (après c’est sur que pour les vieux qui se sont tapé le multi de GoldenEye à 4 sur un écran cathodique, rien n’est jamais trop petit). Ce revival du jeu à plusieurs, avec tous les potes dans son salon, c’est quand même génial !
Bordelands est un univers bien barré et frais, si vous n’y avez pas encore goûté, la Borderlands The Handsome Collection est sans doute une bonne occasion de vous y mettre !

Un jeu de : Gearbox Software
Editeur : 2K
Walkthrough :
Date de sortie en France : 27 Mars 2015
Support : Xbox One et PlayStation 4
Prix : 60 €
[Critique] The Voices – Marjane Satrapi

[Critique] The Voices – Marjane Satrapi

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Note: j’ai été convié par MK2 & Le Pacte à la projection en avant première du film The Voices, au Grand Palais. Après le film, une séance de Q&A a eu lieu avec la réalisatrice, Marjane Satrapi.

Pour une fois j’ai regardé la bande-annonce du film avant de venir, parce que la dernière fois c’était pour aller voir Project Almanac, et suffit de lire ce que j’en ai pensé pour comprendre mon appréhension. J’ai donc vu, et je me suis dit qu’il fallait que j’aille voir ça de plus près !

Comédie d’horreur ou thriller comique ? Un peu des deux ? Je n’en suis toujours pas sûr.
Jerry (Ryan Reynolds) entend des voix. Mais pour lui c’est normal, après tout c’est son chat et son chien qui lui parlent, pourquoi se poser des questions. Jerry travaille au service des expéditions d’une entreprise de sanitaires, et il est amoureux de Fiona (Gemma Arterton), belle anglaise perdu dans ce trou qu’est Milton.

 

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Là où ça devient spécial, c’est que le chat lui dit de la tuer, le tout avec un accent écossais du plus bel effet. Et que le chien lui dit de ne pas le faire. Et c’est comme ça tout du long. Parce qu’après, la tête de Fiona qui fini dans le frigo de Jerry, elle aussi lui parle, et se sentant seule dans cette boîte, aimerait bien avoir un ami à qui parler… bref vous savez comment tout ça va finir !

 

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Le film est drôle, bien écrit. Parfois sanglant mais toujours avec une astuce. Ça reste une comédie, c’est pas un slasher (d’ailleurs Marjane l’expliquait elle même lors de la session Q&A, « Ce que je n’aime pas voir [le gore], je n’ai pas envie de le montrer »). Les répliques du chat (« Did you fuck the bitch?« ) et du chien (« You remember when I said you’re a good man Jerry? I changed my mind.« ) sont tordantes, et bien que même Jerry admet rapidement que tout ça n’est que dans sa tête, ça continue jusqu’au bout.

D’ailleurs, contrairement à d’habitude, dans sa tête, quand il ne prend pas ses médocs, Jerry va mieux. Il voit des papillons, le monde est beau, et son appartement est bien rangé… certes, ses animaux lui parlent et tout part en sucette… mais avec les médocs, le monde est laid.

 

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Comme je veux éviter de révéler trop de choses, et que j’ai adoré le film, je vais me lancer dans quelques anecdotes :

Spoiler: Ci-dessous SelectionnerLire

Allez donc le voir ce film, c’est vraiment très drôle.
Remerciement spécial à Marjane Satrapi qui a été formidablement sympathique lors de la session de Q&A.

Un film de : Marjane Satrapi
Pays d’origine : États-Unis, Allemagne
Avec : Ryan Reynolds, Gemma Arterton, Anna Kendrick, …
Durée : 109 minutes (1h49)
Date de sortie en France : 11 mars 2015
Vu en : VOST
Voir la bande-annonce: